Pour la deuxième année consécutive, la plainte de la Fourrure Française à l'encontre de la Fondation Brigitte Bardot est rejetée par le jury de deontologie publicitaire.
Le Jury de Déontologie Publicitaire a rejeté la plainte déposée par l’association interprofessionnelle « La Fourrure française » contre la Fondation Brigitte Bardot. Le 8 janvier dernier, l’association avait choisi de saisir cette autorité pour dénoncer le caractère soi-disant
« déloyal » et « trompeur » de la dernière campagne anti-fourrure de la Fondation, « Porter de la fourrure, c’est porter la mort ». Cette décision conforte la Fondation dans le bien-fondé de son combat visant à informer le public que porter de la fourrure entraîne le massacre de millions d’animaux.
Porter de la fourrure, c'est porter la mort : la Fondation Brigitte Bardot lance une nouvelle campagne choc contre la fourrure
Malgré les efforts que nous avons déployés ces dernières années, la fourrure continue d’envahir les marchés et les boutiques. Elle orne désormais toutes sortes de vêtements et d’accessoires féminins, voire même masculins. On est loin du temps où seules les femmes de milieu aisé pouvaient s’offrir une fourrure.
Aujourd’hui, le prix d’un manteau de vison, par exemple, est plus accessible en raison de l’intensification des productions et des importations de fourrures à bas prix en provenance d’Asie. Les stylistes ont également rivalisé d’imagination pour intégrer la fourrure au prêt-à-porter, sur les pull-overs, les parkas, les sacs, et même les vêtements pour les plus petits. Ils ont ainsi réussi à banaliser la fourrure en l’intégrant à nos tenues quotidiennes.
Une communication
itinérante et une campagne d'affichage choc
Cette année, nous avons fait le choix d’une communication
itinérante, véhiculée par un bus anglais
recouvert d’un visuel choc. L’objectif
était bien entendu d’être visibles partout
dans Paris et d’aller à la rencontre de la population
aux abords des lieux touristiques ou des rues
commerçantes et à proximité des centres commerciaux,
très fréquentés en fin d’année. Notre
bus a ainsi stationné près des grands magasins,
place de la Madeleine, avenue Montaigne, sur
les Champs-Élysées, place de la Concorde, à
la Bastille, au Trocadéro, à Saint-Germain-després,
à Saint-Michel, au Châtelet et aux Halles,
bref, dans des quartiers très passants. A chaque
étape, nos hôtesses se sont chargées de diffuser
tracts, badges et informations sur ce commerce
de la mort. L’accueil n’a pas toujours été chaleureux
car les « pro-fourrure » se montrent souvent
agressifs. Mais globalement, l’impact de notre
campagne aura été très positif et notre action a
été bien perçue du public.
Le visuel de notre campagne a été affiché dans le métro parisien pendant deux semaines au moment des fêtes de Noël. Là encore, nous avons pu faire passer notre message auprès des usagers du métro... En attendant le jour où la commercialisation de la fourrure sera enfin interdite.


