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Le piégeage

Le piégeage : l’agonie lente et douloureuse

Chaque année, les trappeurs tuent de façon cruelle des millions d’animaux pour leur fourrure, ainsi que de nombreux animaux pris par erreur dans ces pièges (animaux domestiques, lapins, oiseaux…). Pour un animal visé, entre 1 et 10 animaux sont piégés « par accident ». Les pays qui piègent le plus d’animaux pour leur fourrure sont les États-Unis, la Russie et le Canada.
Plusieurs pièges sont utilisés pour capturer les animaux dans leur environnement naturel : les pièges à mâchoires, les collets, les pièges Conibear…

Le piège à mâchoires reste le plus largement employé. L’AVMA (American Veterinary Medical Association) a qualifié ces pièges d’« inhumains ». Ce piège très basique mais particulièrement barbare a été interdit dans 89 pays. Quand l’animal marche sur ce piège, les mâchoires se referment instantanément sur l’un de ses membres. L’animal se débat frénétiquement pour lutter contre la souffrance insoutenable provoquée par le piège qui a pénétré dans sa chair, souvent jusqu’à l’os. Les animaux finissent par mourir d’épuisement, de froid, d’infection, tués par des prédateurs ou par les trappeurs.

Les animaux, comme les castors et les rats musqués, victimes des pièges sous-marins, peuvent lutter désespérément jusqu’à 20 minutes avant de mourir noyés.

Pour éviter que les animaux se fassent mutiler par des prédateurs, les trappeurs utilisent aussi des pièges qu’ils fixent dans des arbres ou sur des poteaux. Les animaux pris dans de tels pièges sont pendus par le membre piégé jusqu’à ce que mort s’en suive. Les pièges Conibear écrasent le cou des animaux. Ces derniers peuvent suffoquer jusqu’à 8 minutes dans ce piège.
Pour les animaux qui sont encore vivants au retour du trappeur, le calvaire continue. Pour éviter d’endommager les peaux, les trappeurs battent les animaux à mort. Une méthode courante consiste à mettre un pied sur la tête de l’animal et presser la poitrine avec l’autre pied pendant plusieurs minutes, afin de provoquer l’étouffement de l’animal.

Le mythe de la conservation des espèces

Malgré la propagande des fourreurs, il n’y a aucune raison écologique pour piéger les animaux dans la nature. Les animaux n’ont pas besoin de l’homme pour se réguler. Même si des interventions humaines ou une situation inhabituelle venaient à faire augmenter temporairement une population, l’équilibre reviendrait rapidement par des processus naturels.