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L’élevage

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L’enfer des fermes d’élevage :

Les acteurs du marché de la fourrure s’emploient à dire et à faire croire que tout est mis en œuvre pour que les élevages des animaux à fourrure soient éthiquement corrects comme le souligne le site des éleveurs de visons de France.

Pourtant ces fermes d’élevage s’apparente plus à des camps concentrationnaires avec des centaines de cages les unes sur les autres. Ces animaux ne sortiront de leur prison que pour être injustement sacrifiés pour finir en col, en manteau, en sac, en bottes, en écharpe, etc…

Les animaux à fourrure n’auront connu, durant leur courte vie, que les sols grillagés de cages trop étroites pour leurs besoins naturels en matière d’espace. Les abris ouverts sur l’extérieur ne les protègent pas du vent ou des intempéries extrêmes. Leur fourrure n’est pas suffisante contre la rigueur des grands froids hivernaux. Pendant les fortes chaleurs de l’été, les visons ne peuvent se rafraîchir dans l’eau comme ils le feraient dans la nature. Les éleveurs s’opposent fermement à donner un accès à un point d’eau, pour éviter d’abîmer la fourrure. Condamnés à l’emprisonnement jusqu’à la mort, les animaux se blessent, s’auto-mutilent, s’entre-dévorent. Leurs excréments s’entassent à même le sol pendant des semaines, provoquant des infections qui ne seront pas soignées et faisant pulluler insectes et larves. Dans ces «mouroirs», les maladies telles que la pneumonie se propagent à toute vitesse, ainsi que les parasites, comme les tiques, les puces, les poux.

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20141012 Elevage Emagny-Loan_31 | L’élevage de visons d’Emagny
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Les espèces élevées pour leur fourrure
Visons et renards principalement, lapins, Orylag, chinchilla, lynx, chien viverin, etc.

Des chiffres effrayants : 85% des animaux sont issus de l’élevage !
La fourrure d’élevage est majoritairement produite en Europe qui fournit 70% des visons et 63% des renards qui sont les espèces les plus répandues avec le chinchilla. L’Union européenne compte 6000 fermes familiales qui sont réparties dans 16 pays différents, essentiellement au Danemark, en Finlande, Norvège et aux Pays-Bas. Le Danemark est le premier pays producteur de visons d’élevage avec 32 % de la production mondiale.
Reste du monde: l’Argentine, les États Baltes, la Chine, l’Amérique du Nord et la Russie sont d’autres grands pays d’élevages destinés à la production des fourrures.

La Chine est la principale exportatrice de fourrure, dont 75 % provient d’animaux en captivité. 95 % de la production asiatique est vouée à l’exportation. En 2005, la Chine est le premier pays producteur au monde de renards d’élevage.

En France, on trouve une vingtaine d’élevages de visons : 190 000 visons ont été élevés, puis gazés, en 2005. En Poitou-Charentes, près de 100 000 lapins Orylag sont sacrifiés chaque année.

Les zoologistes attestent de cette maltraitance
D’après des zoologistes de l’Université d’Oxford, les visons d’élevage ont les mêmes besoins que leurs homologues sauvages, malgré 70 générations de captivité. Le fait d’enfermer des visons dans des cages, ainsi que l’impossibilité de satisfaire leur désir inné de se baigner, leur procure un stress intense et de la frustration, prouvés par le fait qu’ils produisent un taux de cortisol excessif. Dans la nature, les visons sont des animaux très solitaires. Ils défendent et gèrent de grands territoires. Ils passent une grande partie de leur temps à nager. Les petites cages où ils sont enfermés ne correspondent en rien à leur environnement naturel.
Les animaux détenus dans les fermes à fourrure montrent des signes de stress évidents qui se caractérisent par l’automutilation ou encore par des va-et-vient continuels.
Des enquêtes ont révélé que les animaux souffraient d’infections et de blessures non soignées. Mais tant que cela n’affecte pas la qualité de la fourrure, les éleveurs ne voient pas l’intérêt d’intervenir. Un rapport scientifique européen dément d’ailleurs la relation entre bien-être animal et qualité de la fourrure, comme voudraient le faire croire les fourreurs. Les animaux sont en effet abattus à l’âge de 6 ou 7 mois, après leur mue hivernale, qui masquera tous les défauts de leur pelage.

Des méthodes d’abattage inhumaine

Ce que vous ne trouverez pas sur les sites des acteurs de la fourrure, ce sont les détails sur les méthodes d’abattage. Et pour cause !

Les animaux propres au dépeçage sont élevés pendant quelques mois, et sont abattus généralement dans le courant de leur première année d’existence, en automne ou en hiver, quand leur fourrure est la plus belle et la plus fournie. Les spécimens conservés pour la reproduction sont gardés plusieurs années, dans les mêmes conditions inacceptables. Le taux de mortalités dans les portées est très élevé. Les mères, stressées et souffrantes, peuvent même agresser leurs propres petits.

Le gazage : l’animal est tué par du dioxyde ou du monoxyde de carbone. Des observations de visons tués par cette méthode ont montré l’animal courant frénétiquement dans la chambre à gaz et se débattant pour maintenir sa tête au dessus du niveau du gaz. La mort ne survient qu’au bout d’une vingtaine de secondes voir plus. Faites le test avec la trotteuse de votre montre, vous découvrirez que 20 secondes de souffrance extrême c’est effroyablement long.

L’électrocution : cette méthode consiste à introduire une électrode dans l’anus de l’animal et à en attacher une autre à sa gueule. Ensuite c’est simple, on envoie le courant soit 1000 volts. Idéal pour obtenir une fourrure bien gonflée ! En théorie, la mort devrait être immédiate mais en pratique l’animal terrifié se débat et son bourreau doit souvent s’y reprendre à plusieurs fois en envoyant le courant avant que la bête ne perde conscience.

Pour les renards, c’est l’électrocution anale qui est la plus usitée. Le processus consiste à fixer une pince sur le museau du renard, à introduire une barre métallique dans l’anus de l’animal, puis à envoyer une décharge électrique par l’intermédiaire d’une batterie. Et cela ne marche pas forcément du premier coup alors il faut recommencer ! L’animal est littéralement brûlé de l’intérieur… la souffrance est extrême ! D’autres sont frappés à coups de gourdin sur la tête.

Les visons sont gazés ou tués par injection mortelle. Des fermiers préfèrent tuer ces animaux en leur brisant le cou. Bien souvent, ces méthodes, pratiquées sur place, ne garantissent pas la mort immédiate de l’animal.

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